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Emprunt forcé…

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En 1796, sous le DIRECTOIRE, pour tenter de faire face à une grave crise monétaire, on dut avoir recours à l’émission d’un emprunt forcé.

LE VILLAGE DE MONTCLUS

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SITUATION & RESUME HISTORIQUE

Blason de la commune



« Losangé d’argent et de gueules (qui est « de FLOTTE ») au chef d’or chargé d’un lion léopardé passant de sable ».
Montclus, située à 719 mètres d’altitude et à 45 kms de Gap, fait partie de canton de Serres, département des Hautes-Alpes. Du lieu dépendent quatre hameaux : La Combe, le Champ du Meunier, Petit Terrus, Grand Terrus. Situé à l’intersection de deux étroites vallées, sur une colline qui semble clore l’horizon, ce village a été construit non pas à l’emplacement actuel, bien trop exposé aux bandes de brigands qui dévastaient la région, mais sur le site de « Villevieille » autour d’un donjon à la fin du XIe siècle, bel édifice Pentagonal à l’extérieur, octogonal à l’intérieur ; on reconnaît encore la trace de deux étages séparés l’un de l’autre non par des voûtes mais par des planchers, le rez-de-chaussée est aveugle. Cet édifice est un bel exemple de l’architecture militaire du Moyen Âge. Il a été construit par la famille de FLOTTE qui possédait cette seigneurie. En 1342, le dauphin Humbert II concède, moyennant 500 florins, le droit au seigneur de « La Roche Montclus »de transmettre librement son fief à ses successeurs. Montclus dépendit jusqu’au XIVe siècle du bailliage des Baronnies, puis fut annexé à celui de Gap. Le seigneur de Montclus possédait une juridiction particulière qui s’exerçait à Veynes avec appel au vibailliage de Gap. La paroisse de Montclus était, dès 1215, sous le vocable de Saint-Michel Archange, ce qui pourrait faire croire que la paroisse a été créée par l’abbaye de Saint-Michel-la Cluse ; elle est un peu éloignée du centre du village, aussi jugea-t-on utile de construire une petite chapelle destinée à la confrérie des pénitents en 1746. C’est l’oeuvre de curé prieur de Montclus, le père Teissier, qui était vivant,bien que malade et très âgé, en 1792. Dans la chapelle, on y a conservé un calice sur le pied duquel sont gravées les armoiries des « de COMBASSIVE » vieille famille bourgeoise de Gap anoblie par charges judiciaires. Deux très anciennes chapelles existaient dans cette paroisse, l’une de Sainte-Catherine, depuis le XIVe siècle ; l’autre, de Notre-Dame de Mont-Renas (aujourd’hui de Mourenas); elles avaient disparu en 1516. L’évêque de Gap était collateur de cette cure; le curé, qui prenait le titre de « prieur-curé », percevait une partie des dîmes. Montclus faisait partie de l’archiprêtré du Rosanais, au XVIIe siècle, à l’élection et à la subdélégation de cette ville. Le seigneur de Montclus possédait une juridiction particulière qui s’exerçait à Veynes, avec appel au vibailliage de Gap. Depuis le XIIe siècle, la famille de Flotte possédait cette seigneurie. Arnaud Flotte, 1145-1164 — Arnaud, 1178 — Arnaud, 1188-1244 — Lantelme, 1244-1250— Osasica, son frère, 1250-1271 —Arnaud, 1272-1292— Osasica, son frère, 1292-1308—Sochon, 1308- Arnaud, son frère,— Arnaud. 1350-1363— Osasica, son frère, 1363-1386 — Arnaud, 1390— Arnaud, Jean, son frère, 1398-1424 — Sochon, 1424-1446 – Claude, 1463; il vend Montclus, pour 800 écus d’or, à Pierre de La Beaume-Suze, avec faculté de rachat, le 31 mai 1493 et il exerce ce droit de rachat en 1498. Jean, son fils, (1498-1541), Marin, (1554-1559), Antoine, (1560-1587),Gaspard, 1587, François, (1621-1642), Jean, (1661-1692)
Marie-Anne de FLOTTE, sa fille, Baronne de La Bâtie Montsaléon et Dame de Montclus ,est née au château de La Bâtie le 16/09/1688. Elle y épouse Pierre de BIMARD le 01 Juillet 1702. Elle sera ensevelie le 12 Avril 1763 dans la chapelle du château. Celui-ci, vendu par les révolutionnaires dans les biens nationaux, a été magnifiquement restauré par Mme de VILLENEUVE-FLAYOSC ,issue d’une très ancienne famille du Var, à qui il appartient toujours. Leur fils, Joseph de Bimard ,épouse le 06 Septembre 1750 à Antonaves Anne-Paule Henriette de DURAND de PONTAUJARD; leur second fils, Louis Alexandre est seigneur de Montclus et s’appelle « de BIMARD de MONTCLUS »; Pierre de BIMARD,le troisième, épouse Elisabeth Emilie PAPE de SAINT-AUBAN. Ceux-ci ont une fille, Françoise Emilie, qui épouse Jean Baptiste David de SADE d’EYGUIERES (cousin du célèbre marquis) le 27 Mars 1770 à La Bâtie Montsaléon.
Les deux patronymes qui prédominaient dans cette petite commune sont les Lombard (1/5 du nombre) et les Reybert.

Les REYNAUD du Moulin

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ORIGINE DES REYNAUD DU MOULIN A MONTCLUS.

TEXTE ÉCRIT PAR GEORGES REYNAUD QUI HABITAIT ENTRE LES PONTS DE MONTCLUS OU IL EXERÇAIT LA PROFESSION DE MENUISIER, PROFESSION REPRISE PAR SON FILS JEAN AUJOURD’HUI RETRAITE.

Pons REYNAUD né à SIGOTTIER vers 1660. 1708.
Mariage de Joseph REYNAUD, fils de Pons et de Jeanne ALMERAS son épouse (ménagers à Sigottier) et Margueritte LOMBARD fille de Anthoine et de Anne JOUVE à Montclus le 4 juin 1708. 1738.
Mariage de Antoine REYNAUD, fils de Joseph REYNAUD et de Margueritte LOMBARD née le 10 février 1716 et Margueritte MANGANELLE fille de Jean et de Claire ROUY son épouse née en 1721 à MONTCLUS le 17 juin 1738.
1765. Mariage de Jean REYNAUD fils de Antoine REYNAUD et de Margueritte MANGANELLE né en 1739 à la Combe de Montclus et Jeanne Marie GAUDEMAR de Ternis, à Montclus le 7 juin 1765.
1798. Mariage de Joseph REYNAUD fils de Jean et de Jeanne Marie GAUDEMAR (née le 22 juillet 1778 Décédée le 30 mars 1794).Epouse Jeanne MORENAS âgée de 21 ans le 4 fructidor an six (septembre 1798).
1827 Jean REYNAUD fils de Joseph et de Jeanne MORENAS né le 18 germinal an six (avril 1802),épouse Véronique LOMBARD le 6 février 1827.
1861. Jean Joseph REYNAUD fils de Jean et de Véronique LOMBARD né le 11 avril 1828 épouse en première noces Céline BEYNET de Savournon (D’où est née une fille Celina,mariée à Gap avec Sylvain BRUN).
En seconde noces épouse Elisabeth BONNET de L’épine ( soeur de l’abbé Bonnet),fille de Joseph et Thérèse TARASCON à Montclus le 21 novembre 1861.
19** Adrien REYNAUD fils de Jean Joseph et de Elisabeth BONNET né le 5 août 1870 épouse en première noces Louise MARCELLIN née au Saix, en secondes noces( 1909)
Marie Batistine ILLY (cousine de la précédente).Du premier mariage est née Thérèse le 10 décembre 1900 du second est né Georges Adrien le 7 Février 1910 (deux enfants morts en bas âge).
1935. Mariage de Georges REYNAUD,épouse le 6 juillet 1935 Eleonore BEYNET née le 28 décembre 1908,fille de Frédéric BEYNET et Adeline JOUBERT.
1936. Naissance de Jean le 29 juin 1936,marié le 3 septembre 1960 à Simone MAZAN de Laragne.
1937.Naissance de Josette le 17 juillet 1937 mariée le 9 avril 1960 à René MONDET de Marseille.
1939. Naissance de Lucette née le 18 mai 1939 mariée le 4 mars 1961 à Michel PEUZIN.
1945.Naissance d’Alain le 29 août 1945.

LA FAMILLE REYNAUD.

Joseph REYNAUD fils de Pons était venu habiter chez sa femme Marguerite LOMBARD à la Combe, actuellement maison LAGIER. Leur fils Anthoine épousa une fille MANGANELLE et vint habiter chez sa femme dans l’ancien village de Montclus sur le rocher. Ces MANGANELLE à l’origine MANGANELLI (d’après des renseignements trouvés aux archives découvertes à Castellane par le maire de Serres) étaient trois frères d’origine Florentine, qui pendant les guerres de religion étaient venus louer leurs épées au Connétable de Lesdiguières ( Jean, Claude et Marin MANGANELLI ). Le frère d’Ànthoine, Pierre REYNAUD épousa à la Combe Honorine DUPOUX, fille du meunier Jean-Antoine DUPOUX,qui eut pour descendante madame JOSUANT de Serres par son père et Pierre FAURE de Serres par sa mère. 1798. Véronique LOMBARD épouse de Joseph REYNAUD était de la branche LOMBARD dit « l’héritier ». Elle apporta en dot une blache de 14 hectares située au lieudit Plan Aubert et la Jasséne. Adrien REYNAUD (le père de Georges)vendit en 1920 cette terre à Pierre REYBERT du Champ du Meunier. Les TARASCON sont d’origine inconnue. Les juifs avaient souvent des noms de ville, peut-être un marchand ou un soldat déserteur auquel on avait donné pour nom son pays d’origine. Un TARASCON est décédé a Ternis vers 1630… Pendant la période révolutionnaire il y avait deux frères.( ?).Notre ancêtre était juge de paix à Montmorin pendant la période du consulat. Son frère, maire de Mereuil fut pendant la révolution chargé de la collecte du blé. Il était charretier et réputé d’une force herculéenne. A Eyguians il fit le pari à un forgeron qu’il emportait son enclume dans la fontaine à son insu, on attacha l’enclume avec un fil de fer, il fit casser le fil de fer et… mourut quelques jours après l’effort.

 

L’héroïne des Baronnies

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PHILIS de la TOUR du PIN LA CHARCE

« Ecartelé au 1 de Navarre, au 2 de Dauphiné, au 3 de Béarn, au 4 de Montauban, et sur le tout d’azur à la tour d’argent, au chef de gueules chargé de trois casques d’or posés de front. »

Sources: Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes (F.Allemand)

Philis de La Tour du Pin La Charce (1645 – 1703) Fille de Pierre de la Tour du Pin Gouvernet, Marquis de La Charce, Lieutenant Général des armées du Roi, et de Catherine Françoise de La Tour du Pin Mirabel, Dame de Montmorin, Philis naquit le 05 Janvier 1645 à Montmorin et fut élevée dans la religion protestante qu’elle devait abjurer vers 1685. Elle vécut paisiblement au sein de sa famille très nombreuse dans les châteaux de Nyons et de Montmorin. Ses qualités et ses vertus lui avaient acquis sur ses concitoyens un grand ascendant qu’elle allait faire servir à la défense de la patrie. En 1692, Victor Amédée, duc de Savoie, ayant envahi le Gapençais jusqu’au col de Cabre, les habitants des environs se soulevèrent pour la défense commune. Ceux des Hautes-Alpes étaient commandés par Taillades et Flotte d’Argenson; ceux de la Drôme, par les frères Lagier de Vaugelas et de la Cordonnière. C’est alors que Philis intervient. Elle monte à cheval, vêtue en amazone, l’épée au côté et les pistolets à la selle, parcourt le pays, enrôle les paysans et leur distribue des armes. Elle se met à leur tête, leur assigne des postes à garder, des ponts à couper, des défilés à barricader. Puis elle fond sur les détachements ennemis, leur livre des combats partiels, les repousse des cols de Cabre et de Montclus et, les harcelant, les force à rétrograder sur Gap. En même temps, sa mère contenait dans le devoir les nouveaux convertis, et sa soeur, Mme d’Urtis, faisait couper les amarres des bacs sur la Durance. Par sa bravoure personnelle autant que par l’effet moral produit, elle fut pour beaucoup dans l’expulsion des ennemis, et les généraux approuvèrent avec éloges sa campagne. Instruit de ces faits, Louis XIV voulut la voir. Elle vint à la cour avec sa mère et Mlle d’Aleyrac, sa soeur. Le roi la combla de louanges et de faveurs; il lui servit une pension militaire de 2000 livres et fit placer au trésor de St-Denis son épée, ses pistolets, son portrait et son blason. Elle y figurait à côté de Jeanne d’Arc et de Bayard. Tandis que Mlle d’Aleyrac restait à Paris, retenue par la duchesse de Nemours, Philis revint avec sa mère dans son pays, continuer auprès d’elle sa vie modeste et vertueuse. Elle fut honorée de l’amitié de hauts seigneurs et surtout de Mme Deshoulières qui lui adressa des épîtres en vers. Elle mourut à Nyons le 4 juin 1703. Ses restes furent inhumés dans l’église paroissiale, puis transférés, en 1857, dans un mausolée que la ville lui avait fait élever.

Voir une chapelle à droite dans l’église de Nyons.

http://gw5.geneanet.org/index.php3?b=samlap〈=fr;p=phillis;n=de+la+tour+du+pin+de+la+charce

La tour de Montclus

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LE « CHATEAU » DE MONTCLUS

D’après les archives départementales, le « château » -qui n’a jamais été qu’une tour- a été construit vers l’an mille. Il a été implanté de façon à prévenir d’une armée venant de la crête ouest. Sa forme pentagonale et le renforcement de l’angle intérieur, le tout d’une épaisseur de plus de deux mètres, le garantissent des béliers ( pièces de bois roulées sur des roues, ou portées par des hommes en nombre suffisant). De plus, un large fossé coupant la crête de la montagne en interdisait l’emploi.

A l’intérieur, il y avait deux pièces. L’accès se faisait par l’étage où était la porte d’entrée, ou par sécurité on retirait l’échelle. Dans la démolition des ruines, on à retrouvé un linteau de fenêtre, bien taillé, avec un dessin formant mâchicoulis. Laissé au bord de la route il a disparu…. Le linteau de la porte avait été employé dans la construction de l’écurie de Richaud; il avait des cornes de bélier à chaque extrêmité. Les étages étaient construits d’une voûte avec une trappe pour accéder sur la terrasse. D’après nos arrière-grands-parents, elle s’écroula un jour d’orage…

 

Mariage au XVIIème s

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UN CONTRAT DE MARIAGE DE NOS ANCETRES EN…1685

(L’orthographe de l’acte que nous avons déchiffré est respectée)
L’an 1685 et le 1er de mai, après midi, établis : Antoine Lombard fils de Martin tisserand à Montclus et de Marguerite Bonfils, d’une part et honnête Jeanne Massot fille à feu Pierre et de Marguerite Maron du présent lieu de Piare, d’autre lesquelles parties, de leur gré, assisté ledit Lombard de l’avis de sondit père, de Louis Lombard son frère, Pierre Arnaud son beau frère, Jean Bonfils son oncle, ladite Massot de l’avis de Pierre Roland son beau frère, Jean Maron son oncle et d’autres leurs proches parents et amis, ont ce jourd’hui solemnisé mariage entre eux, en face de St Mère Eglise, ensuite les promesses de mariage entre eux passées le 16 de mars dernier, en sorte qu’il ne reste qu’à rédiger lesdites promesses et contrat public. A ces causes, ladite Massot épouse s’est constitué en dot, la somme de 60 livres (Voir le pouvoir d’achat de cette monnaie en fin de texte) qui lui ont été données par ladite Maron en l’acte de mariage desdits Pierre Razaud et Anne Massot, reçu par M° Bégou notaire, en sa date. Et pour les droits concernants la succession dudit Pierre son père, ont été amiablement réglés et liquidés à la somme de 9 livres, payable ladite somme, savoir: préalablement et des mains et deniers dudit Razaud qui promet et s’oblige à l’entier payement desdits droits, savoir premièrement, celle de 30 livres comptées , nombrées, prises et emboursées par lesdits mariés , dont ils quittent. Ont promis ne jamais en faire demande. et le surplus en 4 payes et 4 ans de payes, dont les 3 premières seront de 9 livres la chacune et la dernière de 12 livres. Etre pour tous droits paternels et maternels que ladite épouse peut et doit demander et prétendre sur les biens de ses père et mère, desquels , moyennant ce, ils quittent les hoirs dudit Massot son père , par le moyen dudit Razaud, auquel, moyennant ce , ils font cession et subrogation de droit, en forme. Outre ce, ledit Jean Maron, oncle de l’épouse, lui donne la somme de 6 livres , reçue par ledit époux dont il quitte ledit Maron et promet ne la plus demander. Outre ce, elle se constitue un seing ( ? ) d’argent. Une bague – d’or, laquelle bague – , un plat, une assiette, une écuelle, une cuillier étain fin, lui ont été donné par ledit Jean Maron, qu’ils ont reçu. Dont ils le quittent. Plus, se constitue une autre bague d’or, un coffre bahut qu’elle a rière elle. Le tout quoi, avec ses autres meubles ont été évalués à 53 livres, reçu par l’époux dont il quitte. Pour augment de laquelle constitution, ledit époux , de l’avis susdit, donne à sadite épouse le tiers denier de ladite constitution. Et pour joyaux nuptiaux, lui donne la somme de 20 livres. Lesquels augment et joyaux seront et demeureront aux enfants du présent mariage ; et, à défaut d’enfants, au survivant desdits mariés. Et, parce que le présent mariage est agréable à Martin Lombard, père de l’époux, tant de son chef que comme procureur espécialement fondé de ladite Marguerite Bonfils sa femme – par acte reçu par moi notaire le 30ème du passé, a donné et donne audit Antoine Lombard son fils, ci présent et acceptant, en contemplation du présent mariage, tous et un chacun leurs biens d’il Martin et de ladite Bonfils , présents et à venir, en quoi que consistent ou puissent consister. X° (renvoi en fin de texte que je remets ici pour la compréhension) / sous les réserves que s’ensuivent,/ savoir est de la somme de 30 livres qui est 15 pour le chacun,pour disposer en dernière volonté. Outre ce, retiennent (ou réservent ?) pour leur entretien, leur habitation dans la chambre fugeasse ( où l’on fait du feu) de ladite maison dépendant de ladite donation. Plus, se retiennent la somme de 12 livres pour donation à Jacques et François Lombard leurs autres enfants et à chacun d’eux payables lorsqu’ils seront en age de pouvoir valablement acquitter pour tous leurs droits. Et, ci-présent ledit Louis qui confesse avoir reçu semblable somme pour ses droits qu’il avait à prétendre sur les biens de ses père et mère, dont il quitte. Et de ces biens donnés, en ont passé toutes clauses transactives de propriété, désinvestiture, investiture, consentement et possession requises et nécessaires . Et, outre ce, ledit Martin donne audit Antoine Lombard son fils, tous …………………………..qu’il pourrait prétendre sur lesdits bien donnés, avec pouvoir de passer tous actes qu’un fils libre et émancipé peut et doit passer. En conséquence, ledit Razaud …… que des 30 livres qu’il a délivré pour la première paye aux dits époux, il y en a 24 qu’il a emprunté de Messire Pierre Barety, prêtre et curé à Piarre, ci présent et acceptant, auquel il promet et s’oblige de payer ladite somme de 24 livres dans six mois prochains, avec intêrets légitimes, à la cote ordinaire, dès ce jour d’hui courants, sans autres intêrets et cl…… Consent qu’il, Sr Barety , entre et soit obligé à ses droits, actions et hypothéqués qu’il a acquis desdits mariés pour son assurance. Mr Jean Bonfils donne à l’époux une anouge (brebis d’ l an) « femiau », Pierre Maron son cousin: un agneau « femiau », lequel bétail ladite épouse a reçu; dont quitte. Et au surplus lesdites parties ont promis l’observation , à peine de tous dépans, donné toutes les soumissions, jurements, re …. et clauses nécessaires. Présents : Pierre Maron et Jean Bonfils, Sr Claude Buisson chatelain, Sr Jacques Barety praticien et Antoine Guillaume de Montmorin et autres les proches parents et amis desites parties. Les sachant écrire soussignés. Lesdites parties avec les non signés. S’ensuit la teneur de ladite procuration L’an 1685 et le 30ème jour du mois d’avril, avant midi, constitué Marguerite Bonfils femme de Martin Lombard, laquelle de gré, sans révocation de ses précédents procureurs, de nouveau a fait le sien général et espécial Martin Lombard sondit mari présent et acceptant au nom de ladite constituante, à dessein de consentir au mariage qui doit être consommé entre Antoine Lombard son fils et Jeanne Massot de Piarre, et passer donation en faveur d’icelui, de tous ses biens, sous les réserves dont aux promesses de mariage déjà passées entre les parties et généralement faire comme si ladite constituante y était, avec élection de domicile en forme, promesse d’avoir agréé ce que par sondit procureur sera fait. Et le relève des charges de procuration en forme, à peine de tous dépans, dommages et intérets , sous les obligations, soumissions, jurements, renonciations et clauses requises et nécessaires. Publié à Serres, au bourg. Présents Pierre Razaud habitant à Piarre, Jean Lieutier de Serres. Témoins requis et soussignés : ledit Lombard et Lieutier. Ledit Razaud et constituante illétrés, enquis et ainsi à l’original : Lombard, J Lieutier et moi notaire Bonet. Pouvoir d’achat de la Livre: Elle vaut vingt sous lequel sou vaut quatre liards et le liard est constitué de douze deniers, mais encore… On payait à cette époque 3 livres une paire de perdrix, 26 livres pour 4 moutons. [soit un mouton pour 6 livres et 10 sous] Pour 7 sous on obtenait une livre de fromage (0,490kg)

 

Un prêtre qui dure…

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LE CURE DE MONTCLUS

Il s’appelait Jean-Baptiste TEISSIER et fut curé (on disait aussi « prieur ») à Montclus durant 50 ans. Il est fils d’un bourgeois de Sisteron, Estienne TEISSIER et de Dlle Magdeleine BLANC. A Montclus celle-ci vit avec son fils jusqu’à son décès survenu le 8 Septembre 1764 à l’âge de 90 ans. Elle est inhumée dans le cimetière du village.
Nommé le 3 décembre 1742, le 11 octobre 1791, âgé de 80 ans et infirme, il demande pour vicaire son neveu Joseph Elzear CHAZAL-TEISSIER, qui est alors vicaire de l’Epine, ce qui lui est accordé le 16 Octobre 1792. Il rédige son dernier acte le 25 Octobre 1792 et décède le 28 Décembre dans la maison curiale. Les habitants du village seront nombreux à « suivre son convoi » jusqu’au cimetière.
Joseph Elzear, de Sisteron, né en Juin 1755, vicaire de l’Epine en 1791 et de « La Roche-Montclus » le 6 Octobre 1792, est incarcéré durant la Terreur à Grenoble pendant plus de dix mois en 1793. Il se retire à Montjay le 13 Avril 1796, accusé par le Ministre de la Police de Paris le 16 Août 1798 de « pervertir l’esprit public ». Incarcéré de nouveau, il est condamné, comme tant d’autres, à la déportation le 22 Août suivant.